Qu'est-ce qu'on fait à Arles ?
📍 Arles · Mercredi 16 septembre 2026
Jacques Lizène, qui se qualifie lui-même de « petit maître liégeois » de la seconde moitié du xxe siècle, fait appel à de nombreux médiums. Ses œuvres, qui reposent toutes sur un mode opératoire absurde, manifestent un profond intérêt pour la provocation comme modalité de relation au public, traduisant une tentative de renversement des systèmes de valeurs établis. Au travers de ses travaux, Lizène s’emploie à révéler ce que l’ordre social, culturel et politique veut effacer, contenir ou dompter. Il s’attache aux notions de médiocrité, de dérision et de nullité. Utilisant régulièrement son propre corps comme sujet et outil, l’artiste ne cesse de l’abîmer, jusqu’à réaliser parfois des actions extrêmes ; ainsi décide-t-il de subir une vasectomie afin d’affirmer son souhait de demeurer « improductif » (Vasectomie, sculpture interne, 1970). Il fonde l’année suivante « l’institut de l’art stupide » dont il est le seul membre. Dans son film Tentative de dressage d’une caméra suivi de Tentative d’échapper à la surveillance d’une caméra (sur une idée de 1971), Lizène joue avec la technologie de telle manière qu’elle apparaît comme une entité à part entière, entité vivante dont il cherche l’attention et la reconnaissance. Ici, la vidéo brouille la frontière qui sépare l’art de la vie, la représentation de l’action concrète.
📍 Source : Office de Tourisme d'Arles · mis à jour le 8 septembre 2026 — via DATAtourisme, Licence Ouverte Etalab.